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RedBird se fait racheter par Airware

Les trois fondateurs de RedBird

La société américaine Airware vient d’annoncer l’acquisition du droniste français RedBird.

Redbird, qui avait déjà clairement affiché sa volonté de rejoindre le marché américain, vient d’être racheté par le droniste américain Airware. Créée en 2011, la société Airware est spécialisée dans les solutions de drones pour les assureurs, avec notamment l’inspection de toitures. Avec le rachat de RedBird, société française fondée par trois entrepreneurs en 2013, elle compte attaquer le marché de la construction minérale (carrières et mines).

Les deux sociétés étaient en contact depuis plusieurs mois via le « Commercial Drone Found », dont le dirigeant Jonathan Downey est aussi le fondateur et P-DG d’Airware. « Nous avons choisi d’allier nos forces avec nos deux sociétés déjà bien implantées sur le marché », explique Benjamin Hugonet, directeur commecial de RedBird. « Notre objectif est clairement de devenir leader mondial sur le marché de l’analyse de données récoltées par drones. »

La marque RedBird deviendra une filiale à 100% d’Airware et le bureau parisien servira de base commerciale pour le marché européen visé par la société américaine. L’équipe parisienne de 38 personnes restera sur place et continuera de travailler sur les développements techniques et technologiques. « Les deux bureaux d’Airware, à Paris et à San Francisco, ne seront pas de trop pour attaquer le marché », justifie Benjamin Hugonet. « Nous avons effectué ce rapprochement car nous avions besoin d’être le mieux préparé possible pour attaquer ce marché qui sera, et est déjà, mondial. Il nous permet d’être mieux armé d’un point de vue financier mais aussi de pouvoir proposer la meilleure offre technique. »

Redbird apportera son savoir-faire dans le traitement de la donnée, qu’il commercialise depuis quelques années, et Airware amènera sa solution logicielle de planification des vols. Ces deux expertises combinées devraient permettre d’envoyer directement les données à l’issue du vol d’un drone. « Les montants sur le marché du drone français sont très faibles comparés à ceux observés aux États-Unis. Dans le cadre de notre société avec une ambition comme la nôtre, nous avions besoin d’un financement bien plus important. » Pour Benjamin Hugonet, d’autres rachats pourraient suivre. Il table sur une consolidation du marché du drone dans les prochaines années.