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La recherche, un enjeu déterminant pour le futur des drones.
Bruno Sainjon, PDG de l’Onera

Bruno Sainjon a tenu le discours d’ouverture de l’UAV Show qui s’est tenu la semaine dernière à Mérignac. L’occasion pour le PDG de l’Onera de rappeler l’importance de la recherche dans ce secteur montant dont les perspectives restent encore floues.

Construction de grandes infrastructures, surveillance des noyades sur les plages, aéronefs de combat supersoniques… les applications des drones n’en finissent plus de stimuler l’imagination des ingénieurs, civils ou militaires. Or le développement de nouvelles applications implique très souvent une phase de R&D plus ou moins importante. L’Onera, établissement public de référence pour la recherche en aéronautique, s’intéresse donc de près à ces petites machines depuis longtemps.

« L’aéronautique est un domaine en perpétuel mouvement, marqué par d’innombrables innovations », assure Bruno Sainjon. « Cette édition de l’UAV show montre à quel point les drones en sont un excellent révélateur : ils regroupent énormément de choses riches et passionnantes, à commencer par les différents sujets à traiter : réglementation, sécurité, formation, ou encore nouveaux usages ».

La France a un coup à jouer

La compétition internationale sur ces thématiques est féroce : investissements industriels importants, programmes de recherche ambitieux menés dans le monde entier… « La France doit donc être extrêmement volontaire dans ce domaine », affirme le PDG de l’Onera. « Elle possède toutes les compétences et toutes les capacités pour jouer un rôle de premier plan dans le secteur ».

Et en premier plan pour la recherche : l’Onera qui « est présent auprès de la DGAC, de la DGA mais aussi auprès des industriels du secteur afin d’apporter des solutions techniques pour le développement de nouvelles applications ».

La sécurité, enjeu numéro un du secteur

Pour le PDG, l’enjeu numéro un est « d’assurer la sécurité globale des performances de ces engins destinés avant tout à améliorer notre quotidien ». Cette exigence centrale pour les autorités règlementaires présente de nombreux défis, notamment sur la définition du niveau de sécurité requis, la cyber-sécurité ou encore la chute des petits drones. Sur ces deux derniers points, la recherche doit permettre d’apporter des solutions. « Les effets de la chute des petits drones sont encore très mal connus », explique Bruno Sainjon. « Cela dépend en effet d’un ensemble de facteurs comme les matériaux, de la conception du drone ou encore de sa forme ».

Côté cyber-sécurité, le PDG de l’Onera a annoncé qu’un Conseil pour la cyber-sécurité du transport aérien venait d’être créé.

Enfin, le PDG évoque aussi que « l’utilisation malveillante qui peut être faite par les drones rappelle la menace que peuvent représenter ces derniers ». Un domaine qui représente un pan de la recherche


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