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Interview : « Altametris est un des centres de gravité de l’écosystème drone et data en France et notre ambition doit maintenant se traduire au niveau européen »

Altametris, filiale de SNCF réseaux dédiée aux drones était présente à l’UAV Show pour présenter ses avancées. L’occasion pour Drones Actu d’aller rencontrer Anthony Victor Mehl, directeur commercial et marketing d’Altametris.

Quand la SNCF a-t-elle commencé à s’intéresser aux drones ?

Les premières initiatives drone au sein de la SNCF ont commencé en 2011, sous forme de projets et expérimentations. C’est en 2012 que trois chemineaux, dont Nicolas Pollet, aujourd’hui directeur général d’Altametris, ont décidé de vraiment formaliser ces tests pour essayer d’utiliser les drones sur des cas pratiques très concrets.

Pourquoi la SNCF aurait-elle besoin de drones ?

En 2011-2012, l’idée initiale était de réfléchir à comment faciliter le travail des agents, notamment sur des questions de sécurité. Plutôt que d’utiliser des nacelles ou des échelles, on s’est demandé pourquoi ne pas essayer d’utiliser un drone pour collecter des données.

Entre 2012 et 2015, la SNCF s’est mise en phase d’expérimentation. Le pôle drone interne de la SNCF avait pour objectif des cas d’usage précis, depuis la topographie à la surveillance du réseau en passant par la caractérisation de la végétation, etc. Est ensuite venue la phase de réflexion autour du modèle à développer autour des drones de la SNCF : internaliser la compétence ? Sous-traiter à des partenaires extérieurs ? Filialiser ? C’est finalement cette dernière option qui a été retenu début 2017 avec la création d’une filiale à 100% SNCF réseaux : Altametris. Ce sont les mêmes personnes, mais dans une structure entreprise.

Altametris travaille-t-elle exclusivement avec la SNCF ?

La SCNF est notre actionnaire majoritaire et client mais nous adressons de nombreux autres clients, que ce soit dans le secteur de l’électricité, de la gestion de forêt ou du gaz naturel. Nous avons aussi des clients plus anecdotiques : nous avons travaillé une fois avec le Tour de France pour surveiller


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