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Un ciel européen, d’accord, mais qui va payer les factures ?

Les règles pour un ciel accessible à tous annoncées par l’Europe avancent. « U-space » se décline même en quelques principes clés et devrait voir le jour, sous une forme simplifiée, d’ici moins d’un an. Pourtant, le business model de celui-ci commence à peine à émerger.

Inspection d’infrastructure, sécurité, transport… les utilisations que l’on peut imaginer pour les drones n’ont presque pas de limites. Et le CA mondial, bien qu’encore modeste comparé à l’aviation habitée, ne fait qu’augmenter, tout comme le nombre de ces petits aéronefs dans le ciel. Florent Béron, de Skyguide (société en charge des services de la navigation aérienne qui surveille l’espace aérien suisse), est formel : « On ne pourra pas gérer tout ça à la main. L’idée est plutôt que chaque drone soit identifié dans l’espace aérien que les autorités puissent avoir accès à ces informations à tout moment. »

C’est de ce constat d’espace à partager que le concept de « U-space » (UTM pour les américains) est né. Copiant un peu les principes de l’ATM (« Air Traffic Management » ou gestion du trafic aérien), la gestion du trafic pour les drones doit permettre à toutes les catégories de drones « d’avoir un accès sûr, rapide et sécurisé à l’espace aérien ».

Le U-space pour l’Europe
Le U-space, tel que défini par Sesar, est « l’ensemble des nouveaux services et procédures qui permettront à un grand nombre de drones d’avoir un accès sûr, rapide et sécurisé à l’espace aérien ». Il doit « garantir à toutes les catégories de drones la fluidité de leurs opérations, quels que soient le genre de missions, les utilisateurs et l’environnement. Il fournit ainsi non seulement un cadre pour les opérations de routine, mais aussi une interface effective avec les aéronefs pilotés, les fournisseurs de services ATM et ANS, ainsi que les autorités. Les services U-space se fondent sur une numérisation et une automatisation avancées des fonctions, tant sur le drone lui-même qu’au sol. »

Proche de l’ATM certes, mais pas trop. « A terme, il faudra bien entendu un mélange avec l’ATM », reconnait Florent Béron. « Mais cela se fera au fur et à mesure. De plus, ce qui a été développé dans l’ATM ne pourra pas être répliqué tel quel dans l’UTM. Ce dernier doit être


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