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Le programme SCAF-FCAS se concrétise

Drone SCAF-FCAS

Après deux ans d’études de faisabilité, le programme franco-britannique de drone de combat va enfin pouvoir passer à la deuxième phase grâce à un budget de 2 Md€.

Lors du sommet franco-britannique d’Amiens le 3 mars dernier, la France et l’Angleterre ont annoncé leur volonté de continuer leur partenariat quant au programme commun SCAF (Système de combat aérien du futur), alias FCAS en anglais, pour développer un drone de combat aérien. Les deux pays viennent d’accorder un budget de 2 Md€ aux maîtres d’œuvre Dassault et BAE Systems afin de passer à la phase 2 du programme, c’est-à-dire le développement de démonstrateurs opérationnels à l’échelle 1.

C’est lors du sommet de Brize Norton en 2014 que le France et le Royaume-Uni avaient lancé le programme commun SCAF/FCAS. Une étude de faisabilité de deux ans avait alors été attribuée aux industriels Dassault et BAE Systems pour un total de 120 M£ (environ 150 M€), complétée par des études nationales lancées en parallèle, pour un montant d’environ 40 M£ (50 M€) par pays. Cette étude de faisabilité devait s’atteler à poser « les fondations du programme conjoint en insistant sur deux points clés : le développement de concepts pour un système opérationnel ; et la maturation des principales technologies nécessaires à un futur système aérien de combat sans pilote à bord à vocation opérationnelle ». Pour cela, les deux maîtres d’œuvre ont travaillé avec les motoristes français Snecma (Safran) et britannique Rolls Royce, ainsi que les industriels français Thales et italo-britannique Selex ES.

Un démonstrateur opérationnel d’ici 2025

Les deux maîtres d’œuvre ont chacun pu s’appuyer sur leur programme de démonstrateur de drone de combat, le nEUROn pour Dassault et le Taranis pour BAE Systems. La deuxième phase, qui doit commencer en 2017, doit « préparer le développement, en vraie grandeur, de démonstrateurs opérationnels de drones de combat aérien d’ici à 2025 ». Ce programme de démonstration sera axé sur « une plateforme de drone polyvalent qui pourrait servir de base à une future capacité opérationnelle au-delà de 2030. » Un premier bilan technique est attendu vers 2020.