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Amazon ouvre un centre R&D drone en France

Prime Air d'Amazon

Fin mai, Amazon a inauguré son centre de développement Prime Air à Clichy. Les ingénieurs doivent y développer un logiciel de gestion du trafic aérien.

Toujours motivé pour être le premier sur la livraison par drone, Amazon a annoncé la semaine dernière avoir ouvert un centre R&D à Clichy. Ce centre vient s’ajouter aux sites Prime Air basés aux Etats-Unis, Royaume-Uni, Autriche et Israël.

Le centre français, qui héberge une douzaine d’ingénieurs logiciels, est chargé de créer un logiciel de gestion du trafic sécurisé dédié à Prime Air. Ce logiciel viendra compléter le dispositif de contrôle du trafic aérien existant et devra permettre « d’intégrer des drones volants dans l’espace aérien au-delà du champ de vision de manière sécurisé ». Une fois mis en place, ce système doit permettre :

  • Un accès à l’espace aérien et au geofencing ;
  • Identifier et séparer le trafic aérien en temps réel ;
  • Planifier des vols intégrant la gestion des imprévus.

Pour rappel, Prime Air est un système de livraison conçu par Amazon qui annonce pouvoir « remettre en toute sécurité des colis aux clients en 30 minutes maximum par le biais de véhicules aériens autonomes ». En décembre dernier, Amazon a effectué son premier essai de livraison par drone dans la région de Cambridge, au nord de Londres. Le vol de 13 minutes avait livré une box HDMI connectée ainsi que des biscuits pour chien à un certain Richard B.

La proposition d’Amazon pour un ciel ouvert aux drones
La proposition d’Amazon pour un espace aérien adapté aux petits drones. Crédit : Amazon.
La proposition d’Amazon pour un espace aérien adapté aux petits drones. Crédit : Amazon.

En 2015, Amazon publie deux textes qui listent ses propositions pour un ciel commun avec les drones civils. Concrètement, il s’agit pour le géant américain de diviser l’espace aérien en couches afin de faciliter la circulation des drones, notamment en fonction de leur vitesse et de leurs dispositifs de sécurité. Jusqu’à 200 pieds (60 m environ), les drones auraient ainsi l’obligation de circuler à une vitesse réduite. Au-delà et jusqu’à 400 pieds (120 m environ), ce serait une sorte « d’autoroute du drone » où la circulation pourrait se faire à plus grande vitesse. La zone entre 400 et 500 pieds (120 et 150 m environ) serait une couche d’exclusion aérienne afin de créer une zone tampon avec le reste de l’espace aérien. Pour accéder aux différentes couches de cet espace mais aussi à des missions particulières comme le survol des villes, Amazon propose de classer les drones selon quatre classes : « basic », « good », « better » et « best ». Celles-ci se basent sur les capacités et équipements de l’aéronef. Ainsi, afin de correspondre à une classe « best », un drone devra notamment être équipé d’un système GPS capable de donner sa position en temps réel et de la communiquer aux autres aéronefs, d’une connexion internet fiable, d’instruments de bord capables de transmettre le plan de vol et de dispositifs de « sense and avoid » (« détecter et éviter »).